Le Che Guevara : De toutes les figures cubaines, il est celui qui domine, le personnage à ce point charismatique qu’il en est devenu une icône pour des générations entières. Est-ce au portrait magnifique qu’en fit le photographe Alberto Korda - cliché aujourd’hui reproduit à des millions d’exemplaires à travers le monde - que le Che doit sa notoriété ou bien à son parcours exemplaire de guerillero, inlassable et intrépide combattant pour la liberté et la révolution ? Sans doute un peu des deux et bien plus encore.

Raul Castro est à la tête du pays depuis le 24 février 2008. Au moment de prendre les rênes du pouvoir, il a rendu un vibrant hommage à son frère : "Fidel est Fidel, il est irremplaçable et le peuple poursuivra son œuvre quand il sera plus physiquement parmi nous". Les deux hommes ont combattu côte à côte pour renverser Batista et faire triompher la révolution en 1958.

Fidel Castro : Le "Lider Maximo" - c’est ainsi qu’on le surnomme. Fidel Castro est la figure légendaire et charismatique de la révolution cubaine qu’il a portée de toutes ses forces faisant de son pays un modèle unique en son genre, décrié par les uns, adulé par les autres.

Alberto Korda, le photographe de la révolution Cubaine, est connu à travers le monde pour son fameux portrait du Che, sans doute le cliché le plus reproduit sur la planète et utilisé à des millions d’exemplaires sur toutes sortes de supports. Cette photographie a été réalisée en mars 1960 lors de la manifestation rendant hommage à la Havane aux victimes de la Coubre, le cargo français coulé dans le port alors qu’il acheminait des armes pour le régime castriste. Korda s’est éteint en mai 2001 à Paris, victime d’une crise cardiaque. Il repose au cimetière de la Havane.

Ernest Hemingway : Sa très belle maison sur les hauteurs de la Havane est devenue un musée, la célèbre Finca Vigia que le Prix Nobel de Littérature habita pendant une bonne vingtaine d’années jusque dans les années soixante. Il n’était pas seul car entouré, sur place, d’une soixantaine de chats... et de très nombreux amis qui venaient lui rendre visite. C’était le temps de la belle époque à Cuba, de la pêche à l’espadon, des virées le soir dans les bars de la vieille Havane, la bodéguita ou le Floridita, deux comptoirs que fréquentait assidument l’auteur du "vieil homme et la mer".